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Cette fois-ci c'est officiel: les tomes II et III de L'Histoire de l'écriture typographique de Yves Perrousseaux seront publiés respectivement en septembre et octobre 2010 !
L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs volumes, est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de ce qu'il faut au moins savoir sur le sujet, en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui.
Par rapport au premier, ce tome II comporte un plus grand nombre de reproductions à la taille réelle, souvent pleine page, parfois double page, de façon à ce que le lecteur goûte au mieux les exemples montrés. Le premier tome était imprimé en noir (plus une couleur d’accompagnement) pour la bonne raison qu’entre le XVe et le XVIIe siècle la quasi-totalité des livres était imprimée en noir seul. Avec ce tome II, nous passons en quadrichromie car certains sujets le demandent.
Le contenu de l’ouvrage suit au mieux la chronologie, bien que différents sujets se chevauchent forcément ; vous y retrouverez notamment le Romain du roi ; une étude sur Joseph Moxon, un graveur de caractères et imprimeur londonien de la seconde moitié du XVIIe siècle ; une autre sur les textes dont l’écriture des lettres est réalisée au pochoir (c’est la première fois qu’une étude sur ce sujet est publiée - son iconographie est magnifique et didactique) ; une analyse de "La science pratique de l’imprimerie", conçue et imprimée en 1723 à Saint-Omer par Martin Dominique Fertel ; un petit chapitre consacré à "l’Histoire de l’origine et des premiers progrès de l’imprimerie", de Prosper Marchand, imprimé à La Haye en 1740 ; une étude concernant l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et sa relation didactique entre le texte et l’image ; et bien d’autres belles surprises encore (Pierre-Simon Fournier, les vignettes à combinaisons, William Caslon…). Certains chapitres de ce tome II ont en outre été revus et corrigés par James Mosley, un historien célèbre et ami de l'auteur de longue date, qui fut pendant une quarantaine d’années le conservateur de la St Bride Printing Library à Londres.

Poursuivant cette histoire, ce troisième volume est la suite chronologique du précédent, consacré à la première moitié du XVIIIe siècle. Il met l'accent sur les créations typographiques qui marquent la seconde moitié de ce XVIIIe siècle, c'est-à-dire des caractères dotés d'un fort contraste entre les pleins et des déliés très fins, ce que permettait alors l'évolution des techniques de gravure des poinçons, de fonte des caractères et l'impression sur papier vélin (inventé en Angleterre vers 1757), papier sans grain, soyeux et lisse, permettant de reproduire la finesse de ces déliés, ce que l'antique et traditionnel papier vergé ne permettait pas.
L'ouvrage analyse les contextes et les réalisations des grandes figures de la profession que sont John Baskerville (en Angleterre), Giambattista Bodoni, « le typographe des rois et le roi des typographes » (en Italie), François-Ambroise Didot (qui établit le point typographique sur le pied-de-roi, une mesure légale de cette époque) et ses deux fils : Pierre (imprimeur de haute volée, avec ses impressions de bibliophilie dites « des Éditions du Louvre ») et Firmin (créateur de caractères, dont le fameux Didot). La dernière grande figure européenne est représentée par Joachim Ibarra, un imprimeur de Madrid, qui donna ses lettres de noblesse à la création typographique espagnole. L'ouvrage examine conjointement les caractères des principales autres fonderies typographiques européennes qui marquèrent à leur façon ce XVIIIe siècle.
L'ouvrage explique, d'autre part, les mouvements culturels et les innovations techniques qui marquent l'époque, comme l'influence de la calligraphie sur la typographie, la composition typographique de la musique, la composition chimique du plomb typographique, la nomination des caractères et la finalisation du point typographique (le point Didot), les symboles typographiques des mesures en usage sous l'Ancien Régime...
Un quatrième volume devrait continuer cette Histoire et concerner le XIXe siècle. |
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Nouveauté d'octobre 2010: Le langage de la typographie et Le langage des images, de Pierre Duplan, professeur honoraire de l'école Estienne
L'écrivant voit sur son écran informatique le contenu de son travail, le texte même, se façonner dans toutes ses apparences, avec une rapidité et une souplesse inconnues jusqu'alors. Cette chair vivante est susceptible d'être remise en cause ; elle épousera tous les désirs successifs de l'auteur, qui peut la manipuler sans limites, dans tous les caractères numérisés qu'il a mis dans son ordinateur, comme dans des présentations-positions variables à l'infini.
L'intérêt essentiel de l'informatique, c'est que la création vaut exécution ; elle est stimulée dans le même temps que les repentirs sont permis. Ce qui implique la parfaite connaissance et le parfait contrôle du sens ajouté par les choix de la forme typographique, caractère, justification, invariants, trames, couleur, etc. Alors ? Quels traitements et pour quels textes ?
Les nouvelles techniques, bien utilisées, proposent au lecteur des pages remarquables. Mal conçues, elles transforment notre paysage de lecture en catalogues de caractères, innombrables autant que différents sans doute, mais surtout inappropriés aux rôles distribués par des graphistes, bien souvent plus plasticiens joueurs que sémiologues convaincus.
Nous vivons une civilisation de l'image, nécessaire, indispensable, incontournable, dans des messages aléatoires, parfois même dans des conditions imprévisibles, à l'exemple du message gravé sur une sonde spatiale qui s'éloigne dans l'espace et qui propose, à un lecteur inconnu, l'image du genre humain. L'image dispose de nombreux pouvoirs : émotion, évocation, présentation, représentation, preuve, etc. Les effets spéciaux provoquent nos sens, donc nos réactions ; le corps exprime les sensations que l'image suscite. Et si l'image imprimée, fixe, souffre de sa concurrente mobile, sa permanente présence rassure d'autant plus qu'elle s'est adaptée aux techniques les plus récentes en améliorant sans cesse ses qualités.
Aujourd'hui, si les publications sans illustrations sont rarissimes, de plus en plus d'écrivains insèrent des images dans leurs phrases, la représentation de l'objet remplace son énonciation textuelle, ce qui revalorise la forme simple et originale qu'elle ne cesse d'exposer, face à l'usure et aux déviations du mot qui la désigne. Associée au texte, l'image est un des outils argumentaires, indispensable dans la construction de messages ; nos lecteurs-récepteurs, pourtant environnés et saturés d'images, ne pourraient envisager sa disparition.
Encouragé par d'anciens élèves et des étudiants, Pierre Duplan livre aujourd'hui, sous forme d'ouvrages illustrés et didactiques, certains des cours qu'il donnait sur la lettre et l'image. Ces deux ouvrages ont déjà fait l'objet d'une première publication sous les titres "Polymorphie et polysémie de l'image" et "Pour une sémiologie de la lettre". |
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A paraître en 2011: Roger Excoffon, Emile Javal et les caractères de civilité...
Atelier Perrousseaux s'apprête à réparer une injustice en publiant au premier semestre 2011 le premier livre consacré au typographe et publicitaire Roger Excoffon.
Roger Excoffon: un nom qui ne dit pas grand-chose à l’homme de la rue. Et pourtant… Si cet homme de la rue est né en France entre 1930 et aujourd’hui, il a forcément côtoyé l’une de ses créations. Typographe de talent (on lui doit les caractères Mistral, Banco, Choc ou Antique Olive) puis publicitaire (il a réalisé des centaines d’affiches et de logos, comme celui d’Air France), Roger Excoffon est probablement un de ceux dont l’œuvre splendide accompagne chacun de nos pas, habite l’inconscient collectif avec le plus de force. Ses caractères étaient entiers, habités d’une force et d’une personnalité peu communes; ils furent utilisés massivement dans les années 1950 et 1960, habillant nombre bars-tabac, salons de coiffure et autres boulangeries, se parant d’une couleur et d’une connotation qui furent aussi à l’origine de leur désintérêt quelques années plus tard; volontiers désuets, profondément français, esthétiquement éblouissants, ils font partie intégrante de notre histoire et de notre culture.
Aussi incroyable que cela paraisse, aucun livre n’avait été publié sur sa vie et son travail; c’est maintenant chose faite, avec cette monographie, bilingue français & anglais, signée David Rault (graphiste et journaliste, directeur de la collection Atelier Perrousseaux et membre de l’Atypi, à qui l’on doit le "Guide pratique de choix typographique"), comprenant une biographie articulée autour d’un entretien que Roger Excoffon avait accordé à François Richaudeau en 1977 et qui est resté inédit à ce jour, une iconographie très importante (avec des photographies de Jean Dieuzaide jamais publiées jusqu’alors) et des participations exceptionnelles signées Massin, Peter Knapp, José Mendoza y Almeida, Jean-François Porchez, François Richaudeau, Yves Perrousseaux et Hrant Papazian.
2011 verra également la sortie de la réédition de la "Physiologie de la lecture et de l'écriture" d'Emile Javal, ouvrage majeur paru en 1906; c'est la première fois que ce livre sera republié avec une nouvelle mise en pages, de nouveaux scans haute définition des planches illustrées par Charles Dreyfus (avec notamment son caractère en corps 1, prouesse d'impression à cette époque), une nouvelle introduction et des suppléments. Egalement au programme, la sortie d'un livre sur les "caractères de civilité", la typographie cursive et les usages qui en ont été faits en France entre le XVIe et le XIXe siècle, ce qui place le livre à la croisée de plusieurs thèmes: typographie, calligraphie, pédagogie, religion; un ouvrage rédigé par Rémi Jimenes, doctorant en histoire du livre au centre de la Renaissance de Tours. |
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La nouveauté de l'été dans la collection Kitab Tabulae : L'écriture chinoise, d'Oliver Moore
Depuis les premières traces d'un processus d'écriture, apparu dans le nord de la Chine vers 1200 av. J.-C., le système d'écriture chinois a été utilisé par des millions de locuteurs pratiquant un très grand nombre de langues.
Ce livre présente l'un des plus anciens systèmes d'écriture au monde, les principes de base du langage et ceux de la formation et de l'évolution des caractères chinois. À partir de nombreux exemples révélés par l'archéologie et le témoignage de documents conservés dans les collections de grands musées, l'auteur décrit chronologiquement plusieurs des principales écritures chinoises, toujours en usage sur de multiples supports, depuis les os à inscriptions divinatoires jusqu'aux sublimes calligraphies sur papier.
Oliver Moore, ancien conservateur au Département of Oriental Antiquities du British Museum, est spécialiste de l'écriture, de l'épigraphie et des objets en bronze chinois. Il enseigne actuellement l'art et la culture de la Chine à l'Institut de sinologie de l'Université de Leyde. |
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Nouveauté septembre 2010 dans la collection Kitab Tabulae : Dons et legs dans les bibliothèques
Plusieurs lois récentes ont multiplié les catégories et les conditions permettant l'exploitation des fonds des établissements patrimoniaux. Il est parfois difficile pour leurs responsables, qui ont rarement reçu une formation de juriste, d'identifier la législation qu'ils doivent appliquer. C'est à la fois pour mieux connaître ces collections et pour mettre en lumière les questions juridiques liées à certains aspects particuliers de leur gestion que le Centre de conservation du livre (Arles) et le Centre Gabriel Naudé (École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques) ont lancé l'organisation de journées d'études annuelles « Droit et patrimoine ».
La première journée, en juin 2007, avait pour objectif de retracer l'histoire de collections nées ou enrichies par des dons complexes. Ces dons ont une influence directe sur le fonctionnement courant d'un établissement lorsque les donateurs ont émis des conditions ou selon les circonstances dans lesquelles ont eu lieu ces dons : conditions de consultation ou de conservation spécifiques, réserves mises par les donateurs, etc.
Organisée par Raphaële Mouren (maître de conférences à l'Enssib) et Stéphane Ipert (directeur du CCL), cette première journée a réuni plusieurs intervenants qui ont présenté des bibliothèques fondées ou enrichies par des dons et des legs exceptionnels depuis le xvie siècle : la bibliothèque de Gênes, la bibliothèque de la bourgeoisie de Berne, la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, le musée Calvet d'Avignon, la bibliothèque du duc d'Aumale et les bibliothèques de Jacques Doucet. La journée s'est terminée par l'intervention d'une juriste spécialisée qui a précisé et expliqué l'état du droit dans le domaine en France. Cet ouvrage reprend les thèmes développés lors de cette journée et en dresse le compte-rendu. |
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Retrouvez Atelier Perrousseaux sur Twitter, et sur notre nouveau site Web !
Tenez-vous informé de l'actualité de l'Atelier Perrousseaux sur notre compte Twitter (twitter.com/perrousseaux) et découvrez notre actualité, le catalogue, et bien d'autres choses encore sur le tout nouveau site officiel de l'Atelier Perrousseaux (http://www.perrousseaux.com), sur lequel vous pourrez également commander directement nos ouvrages.
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Atelier Perrousseaux éditeur
Chaque maison d’édition est spécialisée dans un ou plusieurs secteurs éditoriaux : littérature, philosophie, romans, histoire, technique, scientifique, scolaire, etc.
Atelier Perrousseaux éditeur, quant à lui, s’est fixé comme principal objectif la transmission des connaissances et l’apprentissage concernant :
• d’une part, la culture typographique, en tant que création et utilisation des caractères (aujourd’hui numérisés) et l’histoire de la typographie qui a fixé à travers les époques, les modes et les techniques, la pensée de l’homme dans le livre et d’une façon plus générale dans l’imprimé, et aujourd’hui, de plus, sur l’écran de l’ordinateur et celui de la télévision ;
• et d’autre part, la culture graphique, en ce qu’elle concerne la connaissance de notre écriture alphabétique occidentale, la fixation de la langue par le signe et son évolution en un symbole, en une marque, en un signal, la sémiologie de la lettre, celle de l’image, ainsi que des sujets plus techniques concernant la PAO, comme les règles de l’écriture du français, celles des corrections des épreuves, la mise en page, la connaissance de la couleur, de la retouche chromatique des images, des techniques d’impression, etc.
Après 14 années d’expérience, nous savons que les personnes concernées par nos ouvrages sont les suivantes :
• tout d’abord les professionnels de la communication : les élèves (en cours ou en fin de cycle), enseignants et techniciens du monde du livre et des arts graphiques et typographiques (comme les créateurs de caractères, graphistes, designers et imprimeurs), mais également tout « honnête homme » (selon l’expression du siècle des Lumières) qui découvre la typographie sur son ordinateur et désire en savoir davantage sur ce patrimoine culturel si mal connu, en France du moins ;
• des universitaires et des chercheurs concernés par la communication et sa sémiologie, voire par l’ethnologie et la sociologie ;
• des organismes de formation graphique, tant privés que dépendant de l’Éducation nationale (CNDP) ;
• des écoles de secrétariat ;
• des bibliothèques, des historiens et certains musées ;
• des cabinets d’avocats et d’architecture, certaines grandes entreprises et des ambassades, dans le but que soient respectées les règles de composition du français et celles de la lisibilité de la mise en page de leurs propres publications ;
• et, bien entendu, les librairies qui possèdent un rayon arts graphiques et communication informatique. |
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Pour connaître nos ouvrages et leur contenu et les commander, si vous ne les trouvez pas chez votre libraire: www.perrousseaux.com
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La diffusion de l'Atelier Perrousseaux éditeur :
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La collection Atelier Perrousseaux est dirigée par David Rault
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